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Jean-Claude DUFOURG n’est plus

photo clin d'oeil

C’était un garde champêtre honnête et dévoué. Il est sorti à hombros de la salle Lapeyre en 2002, sous les vivats de son académie fêtant sa despedida territoriale. Treize ans plus tard, presque jour pour jour, Jean-Claude Dufourg, sans tambour ni trompette cette fois-ci, a quitté définitivement son royaume de bons vivants, sur les rythmes frissonnant d’émotion de « l’agur » et le « l’encantada ». Plus qu’un symbole de la dernière heure.

La boucle est bel et bien bouclée, trop rapidement forcément comme on a coutume de dire quand s’en vont les gens bien. L’histoire du « shérif » bifurquait. C’était sans doute écrit dans quelques lignes du destin, que tant d’amis lui prédisaient serein. Lui, d’un naturel si prévenant, a pris cette fois-ci tout le monde de court. Au pire, on se félicitera presque qu’il soit parti en festayre, au zénith de son art, dans un habit de lumière traduisant si bien son état d’esprit patiné de convivialité.

Avec la pointe d’humour qui le caractérise, son fils, Gilles, le définira en précurseur de Facebook : « Il avait à sa façon beaucoup de groupes d’amis de tout âge. Il savait s’acclimater avec tous. C’était une facette des plus intéressantes ».

Tourné vers les autres

Au-delà de cette façade conviviale à souhait, l’homme unanimement apprécié trimballait en prime, autour de sa généreuse carcasse, un capital humain sans nul doute supérieur à la moyenne. Formé aux diverses aptitudes mécaniques chez l’emblématique garagiste du village, son sens du contact l’orientera vers le service public à la succession d’Auguste Dassé. Durant une trentaine d’années, « avec une parfaite connaissance du territoire et de ses hommes » comme aime à y faire allusion le maire, Michel Penne, il y conjuguera son rôle à la valeur de référence populaire et professionnelle.

Ses facultés de cœur ne l’auront pas davantage trahi, quand il s’est agi d’œuvrer pour porter le COS sur les fonts baptismaux, ou de lancer avec ses collègues le Comité des Fêtes sur les bons rails. Un costume de naturelle « contrefaçon » en somme !

Autant d’empreintes qui resteront, à l’image d’un souvenir que nombre de bons vivants par nature se promettent d’entretenir à sa juste mesure. Heureux ceux qui l’ont côtoyé dans son petit monde d’éclectiques plaisirs. Ils pourront militer sur les vertus d’un esprit noble au sens large du terme.

Jean-Marc DARRIBAT

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